mercredi 19 mars 2008

Biodiversité + Grenelle + Justice ?

Là je copie-colle un commentaire du message intitulé
"Les Arcanes de la LMSE"


Anonyme - 10 Mars 2008

Je ne comprends pas que la seule présence d'espèces protégées ne soient pas un argument légal sur lequel on insiste un peu plus. Pourquoi les lois de sauvegarde de la biodiversité ne sont-elles pas respectées? Pourquoi aucun parti ne s'est emparé de l'argument légal en allant jusqu'au procès? Pourquoi n'avoir pas profité de cette opportunité pour lancer un débat national qui pourrait s'intituler "Quelle place pour les espèces protégées?" Le Grenelle de l'environnement n'aura-t-il servi qu'aux aparachiks de l'écologie?

Le site du grand Toulouse ne parle pas d'espèces protégées. C'est hallucinant. Autour de moi personne n'a entendu parler de la LMSE et encore moins qu'il y aurait dans le coin des espèces protégées. C'est trop exotique. On ne se rend pas compte que c'est ici que ça se joue. On est toujours prêt à aller faire chier plein de peuples en leur disant de ne pas "braconner" alors que c'est pour eux de la survie. Mais quand il s'agit de faire un petit effort par chez nous, il n'y a plus personne. Tout les toulousains devraient être au courant.

Si votre combat ne devient pas national vous gagnerez peut-être en faisant admettre le tracé alternatif de l'association veracruz, mais ce n'est pas ainsi que vous empêcherez que d'autres ne se retrouvent dans votre cas. Pensez aussi que parmi les riverains de ces projets imbéciles tous ne bénéficient pas de soutien. Il faut que la justice s'empare des questions de biodiversité. Pour que ceux d'en haut suivent. Il faut faire jouer la carte des réseaux officiels et non pas ceux des associations.

lundi 17 mars 2008

Plan Pouciquot

Voici les plans.

On m'a fait remarquer que le parking est déjà construit. Je ne l'ai vu que 4 ou 5 fois l'été dernier...

C'était juste

La gauche est passée à 1209 voix près, soit 0.8 % des suffrages exprimés. La modification de la LMSE va-t-elle enfin passer dans le projet d'urbanisme de la Marie ?

Comment contribuer

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vendredi 14 mars 2008

Enquête sur Pouciquot

Voilà ce qu'il va arriver à Pouciquot :

  1. Une partie du bois, à l'Est du Métro, va être rasé pour y mettre un parking 1 083 places, s'étendant de la A623 jusqu'à la caserne de CRS.
  2. Le Nord de ce qu'il restera au bois deviendra un bassin de rétention de 14 000 mètres cubes. L'étude du bassin a été réalisée par la SIEE (Société d'Ingéniérie pour l'Eau et l'Environnement), un organisme qui n'a pas de site web. Elle est basée à Montpellier.
  3. Le bois de Pouciquot sera entouré par : le canal du Midi, un chemin piéton-cycle reliant la station de métro au canal, un prolongement de la RN113 qui débouche sur la gare de bus.
Du côté Ouest de la station de métro, 5 pâtés de maisons et un parc. 2 carrés de résidentiel, un carré de commercial, et une bande de deux carrés de mélange bureaux et commercial. Les restaurants sont mis en avant.

C'est un projet approuvé par la mairie de Ramonville (P. Cohen) et par l'enquête publique. Des réserves ont été émis concernant la LMSE qui rejoint le métro. Des réserves ont été émis par l'enquête publique concernant le parking. Un parking à plusieurs étages a été recommandé.

J'ai des plans en photocopie. Ils seront scannés bientôt. Mes sources documentaires sont disponibles au service d'urbanisme de Ramonville,

Mairie (Urbanisme,technique,espaces verts)
20 r Frères Lumière
31520 RAMONVILLE SAINT AGNE
05 61 75 21 26.

Peut-on faire confiance aux hommes politiques ?

Ayant eu la confirmation que l'auteur de la vidéo ci-dessous, n'a pas été commandité par un parti politique, je décide en tant qu'administrateur de clore la polémique sur cette vidéo. J'ai changé le titre du message pour être en accord avec l'objet réel du débat qui a eu lieu dans les commentaires. Si vous n'êtes pas d'accord, vous pouvez toujours le signaler via les commentaires.

admin


-- Ancien titre :


Un exemple d'instrumentalisation

-- Ancien contenu :

Une vidéo qui montre comment instrumentaliser un cause pour servir une campagne électorale.

dimanche 9 mars 2008

On a parlé de la LMSE

20 Minutes et METRO ont parlé de la LMSE. Le vendredi 7 Mars, 20 Minutes a publié un avis contre le pont. Le samedi 8 Mars, METRO a publié un avis pour le pont. Oeil pour oeil !

Pour info, il n'y avait pas de journaliste présent lors de la conférence de presse du 6 Mars.

samedi 8 mars 2008

Vidéos

Merde, il y a eu des vidéo de pub sur le blog. ça craint.

Au fait, y'a pas de vidéo de triton marbré dans you tube.

Le tracé de Veracruz

Là je fais un copier/coller d'un mail que j'ai envoyé en réponse à quelqu'un qui voulait connaître plus en détail la différence entre les deux tracés. Je reconstitue le fil de la discussion.

mail :

[...] Enfin, j'ai terminé hiers la lecture de l'analyse multicritère du Grand Toulouse (9/02/2007), le DUP de la prefecture (27/03/2007) [...]. Le tracé alernatif a été rejeté à cause du traffic automobile qu'il engendrerait au sein de l'Université. Toutefois, il me semblait que le tracé de Veracruz consistait à ne pas laisser entrer les voitures dans le campus (_bus et vélo uniquement_). [...]

Si je devais utiliser la métaphore du combat de boxe contre le Grand Toulouse, je dirais qu'un sosi presque parfait du boxeur Veracruz s'est battu à sa place et s'est pris une raclée (laisser entrer 11000 voiture par jour sur la campus n'est pas une alternative sérieuse). J'aimerais connaître vos avis sur ce point.


question : la différence entre les 2 tracés proposés par Véracruz

réponse :

Le premier tracé de Veracruz consite à ne pas construire le pont par dessus le canal : respect d'une recommandation de l'enquête d'utilité publique. La route passe par le pont Giordano. A partir de cet endroit, les voitures ne rentrent plus dans la fac. Cela oblige ceux qui viennent de St Orens et Montaudran à prendre le bus pour aller en cours. Les habitants de Rangueil qui souaitent se rendre à St Orens empreunteront le bus. Pour aller au métro, on empruntera une coulée verte.

Le second tracé, le sosi, est une déformation du premier. Le chemin reste le même, mais les voitures passent quand même. Ce qui entraîne des travaux supplémentaires, d'où le surcoût, puis la gêne due à la densité traffic.

Voilà les différences.

Le tracé du Grand Toulouse va amener des nuisances proches de ceux qui sont reprochés au tracé bidon : le bruit, les gaz d'échappements, les parkings qui remplacent les arbres, un pont qui coûte cher.

Je suis curieux de savoir combien consomment en moyenne 11000 voitures sur le trajet de la LMSE, puis sur le trajet de Veracruz.

Le tracé Veracruz a plus de chance de réduire la circulation grâce à un fait accompli : accès UPS par voiture interdit via la LMSE, veuillez emprunter la rocade pour y accéder par l'entrée principale et montrer votre face aux sécus. Il suffit de trouver combien d'étudiants, personnel et enseignants habitent sur le trajet de la LMSE, de supposer qu'ils emprunteront le bus. On a alors une estimation de l'économie en pétrole, en euros.

Quant à ceux qui veulent absolument aller à Montaudran ou St Orens en voiture à partir de Rangueil, ils feront un détour par le pont des Demoiselles ou par la rocade. On la chope à Jules Julien. On sort à Montaudran. Mais comme la LMSE sera là, ils auront moins d'embouteillages.

vendredi 7 mars 2008

Désenchanté

Après lectude de l'analyse multicritère, je me rend compte que ce n'est pas du tout le tracé alternatif proposé par Veracruz dont il a été question jusque là. Le tracé soit-disant alternatif débattu par le Grand Toulouse est un tracé pire que l'original, qui n'avait aucune chance de passer :
- faire passer 11 000 voitures par jour devant les labos de bio,
- creuser dans le sous-sol de la fac pour défoncer les câbles et les tuyaux (argument qui va de soi et qui n'a même pas été mentionné dans l'analyse - je fais une fleur à Tisséo),
- raser les arbres pour reconstruire les parkings.

Je tiens à préciser que dans le tracé alternatif de Veracruz, les voitures ne rentrent pas dans le campus. Tous les désavantages majeurs cités dans l'analyse multicritère (je trouve ce terme pédant) ne s'appliquent pas. La vérité c'est que le projet de Veracruz n'a jamais passé la porte des réunions du Grand Toulouse, ni des tribunaux.

Je me suis fait endormir, j'ai compris pourquoi et comment : pas pris l'info à la source depuis le début. C'est une bonne leçon.

Clarifions pour finir. Il y a 3 tracés : le tracé originel du Grand Toulouse (1), le premier tracé alternatif qui a été rejeté (2) et le tracé alternatif de Veracruz (3). Dans ce blog, on se bat pour le tracé numéro 3.

Suite de l'analyse multicritère

On continue à épelucher les arguments de la partie adverse :
- le pont a fait l'objet d'une étude architecturale et paysagère considérée comme fiable,
- le tracé alternatif nécessite l'abattage de 2 platanes,
- la reconstruction des parkings nécessitera de couper d'une centaine d'arbres.

Visite au service d'urbanisme de Ramonville

Aujourd'hui, j'ai rendu une visite au service d'urbanisme de Ramonville pour consulter l'enquête publique sur l'extension de la ZAC et le projet d'Ecosite. J'avoue que ça fait tout drôle de se retrouver devant des dossiers épais comme des pavés et des cartes aériennes. Je ne suis pas habitué à fouiller dans ce genre de dossier.

L'extension de la ZAC va remplacer des terres agricoles. Au sein de cette zone de bureaux, les "pâtés de maison" seront bordés de chemins piétons et cyclabes, de rivières et de routes.

Une étude de l'impact sur la faune et la flore a été effectuée par Arcadis. Elle mentionne la présence d'une plante rare, la Jacinthe de Rome. Toutefois, à aucun moment, je n'ai vu qu'une étude récente, scientifique et exhastive a été réalisée. C'est comme si aucune étude n'est faite.

D'après le plan, consultable par tous, c'est le projet d'écosite qui nécessite la coupe du plus d'arbres. Je n'ai jamais dit qu'il ne fallait rien couper. Je reproche juste à l'étude de rester trop évasive sur les questions suivantes : "qui on coupe et qu'est-ce qu'on replante". On parle d'espèces endémiques, mais lesquelles ? Dans l'étude, on parle d'écoconstruction et de norme HQE, mais il n'y a pas d'indication sur la taille du bâtiment, sur les matériaux et les techniques. Cet écosite est une très bonne idée, mais ses plans ne sont pas aussi précis que ceux des routes. C'est bien dommage.

Pour les curieux, c'est la rue Claude Chappe, à Ramonville. Il y a des cahiers dans lesquels tout le monde peut écrire ses remarques, avant le 14 Mars.

lundi 3 mars 2008

Conférence de presse

Les espèces protégées s'invitent dans les municipales au Grand Toulouse

Conférence de presse
sur les espèces protégées menacées de disparition par le projet d'urbanisation autour de la station de métro de Ramonville.


Donnée par Alexandre Ribéron, Maître de Conférence, Université Paul Sabatier

Le jeudi 6 Mars à 15 heures, au Sentier Nature
(accueil, conférence, visite guidée du lieu)


Les arcanes de la LMSE

En lisant l'étude de de Jean Joachim, j'ai appris aujourd'hui de source officielle, par l'association DIRE, que le bois de Pouciquot était menacé de disparition depuis un bon bout de temps. Une enquête publique concernant la zone boisée proche de la station de métro de Ramonville s'est achevée. Une autre concernant le projet d'écosite, nécessitant de couper le bois qui précède l'Espace des 50 à Ramonville, s'achèvera le 14 Mars. Notez que c'est avant le second tour des municipales. Il est urgent de se mobiliser (contre-projet, justice, presse, VIP).

Lorsque Pouciquot deviendra un chantier, puis un parking bordé de pelouse avec des arbres entre les voitures, il n'y aura de place que pour les pigeons et les tourterelles.

Finalement la LMSE n'est que la partie visible de l'iceberg. C'est un projet d'urbanisme entier, entre Toulouse et Ramonville, qui est en jeu. Lorsque la LMSE aura atteint la station de métro de Ramonville, le bois de Pouciquot sera face à un fait accompli : sa disparition à terme. Car on ne construit pas de grande route vers un no-business land. Le pont de la LMSE sur le canal du midi ne fera qu'amorcer un mouvement. D'ailleurs, pourquoi tant de discrétion de la part du Grand Toulouse ? Pourquoi J.L. Moudenc n'a pas fait de ce projet d'urbanisation un cheval de bataille contre la gauche ?

J'ai le sentiment d'avoir découvert tardivement un secret de polichinelle.

Etude sur les oiseaux du bois Pouciquot

L'auteur est un spécialiste des oiseaux. Il mentionne la présence d'une espèce rare, la marouette ponctuée.


Zone de Pouciquot : quelques éléments sur la faune

18 mai 1998

Avifaune nicheuse

1) zones humides, saulaie salix alba, typhas typha latifolia....

Grèbe castagneux Tachybaptus ruficollis
Râle d'eau Rallus aquaticus
Poule d'eau Gallinula chloropus
Canard colvert Anas platyrhynchos
Martin-pêcheur d'Europe Alcedo atthis
Bouscarle de Cetti Cettia cetti
Rousserolle turdoide Acrocephalus arundinaceus

2) Friches

Faisan de colchide Phasianus colchicus
Bergeronnette grise Motacilla alba
Bergeronnette printanière Motacilla flava
Cisticole des joncs Cisticola juncidis
Hypolaïs polyglotte Hippolais polyglotta
Fauvette grisette Sylvia communis
Traquet pâtre Saxicola torquata
Chardonneret élégant Carduelis carduelis
Linotte mélodieuse Carduelis cannabina
Moineau domestique Passer domesticus
Moineau friquet Passer montanus
Moineau soulcie Petronia petronia
Bruant zizi Emberiza cirlus
Bruant proyer Miliaria calandra

3) Bosquet, parc

Milan noir Milvus migrans
Epervier d'Europe Accipiter nisus
Buse variable Buteo buteo
Faucon crécerelle Falco tinnunculus
Tourterelle turque Streptopelia decaocto
Tourterelle des Bois Streptopelia turtur
Pigeon ramier Columba palumbus
Coucou gris Cuculus canorus
Chouette hulotte Strix aluco
Huppe fasciée Upupa epos
Torcol fourmilier Jynx torquilla
Pic épeichette Dendrocopos minor
Pic épeiche Dendrocopos major
Pic vert Picus viridis
Loriot d'Europe Oriolus oriolus
Geai des chênes Garrulus glandarius
Pie bavarde Pica pica
Corneille noire Corvus corone corone
Choucas des tours Corvus monedula
Grimpereau des jardins Certhia brachydactyla
Sittelle torchepot Sitta europaea
Mésange à longue queue Aegithalos caudatus
Mésange charbonnière Parus major
Mésange bleue Parus caeruleus
Troglodyte mignon Troglodytes troglodytes
Gobemouche gris Muscicapa striata
Pouillot véloce Phylloscopus collybita
Pouillot de Bonelli Phylloscopus bonelli
Roitelet triple-bandeau Regulus ignicapilus
Bouscarle de Cetti Cettia cetti
Fauvette à tête noire Sylvia atricapilla
Rouge Gorge Erythacus rubecula
Rossignol philoméle Luscinia megarhynchos
Grive musicienne Turdus philomelos
Merle noir Turdus merula
Etourneau sansonnet Sturnus vulgaris
Pinson des arbres Fringilla coelebs
Serin cini Serinus serinus
Verdier d'Europe Carduelis chloris
Tarin des aulnes Carduelis spinus

On retrouve dans l'ensemble bosquet-parc une avifaune forestière classique pour la région, avifaune particulièrement bien représentée sur le plan spécifique malgré la faible superficie générale.
La proximité de l'alignement des platanes du canal du midi et des boisements résiduels des parcs et côteaux environnants expliquent cela, dans la mesure où quelques haies connectant la zone de Pouciquot au voisinage restent utilisables.

Nicheurs en difficulté ou fortement gènés avec l'élimination actuelle de la mare :

Grébe castagneux
Poule d'eau
Râle d'eau
Marouette ponctuée
Rousserole turdoïde.
Bouscarle de Cetti


Migrateurs

La situation privilégiée de la zone d'étude a permis au cours des 10 derniéres années de contacter plus de 120 espèces. (La liste régionale comprend 310 espèces pour les 20 dernières années).

La migration de printemps est moins spectaculaire que la migration post nuptiale. Elle est surtout marquée par la présence et le stationnement important de nombreux pouillots fitis, véloce, de Bonelli et même siffleur, fauvettes à tête noire, hypolaïs, rougequeue à front blanc, gobemouche noir et gobemouche gris ...etc de mi avril à mi juin.

Les espèces suivantes sont observées réguliérement :

Bondrée apivore Pernis apivorus
Milan noir Milvus migrans
Faucon pélerin Falco peregrinus
Hirondelle de cheminée Hirundo rustica
Pipit des arbres Anthus trivialis
Bergeronnette grise Motacilla alba
Gorgebleue à miroir Luscinia svecica
Phragmite des joncs Acrocephalus choenobaenus
Fauvette des jardins Sylvia borin
Mésange à moustaches Panurus biarmicus
Mésange rémiz Remiz pendulinus
Moineau soulcie Petronia petronia


Hivernage

Deux conditions déterminent le stationnement et le statut des oiseaux fréquentant la zone de Pouciquot en hiver :

1) Tranquillité :
Elle nécessite une certaine superficie (distance de fuite) et des activités humaines modérées : absence de chasse, pêche, promenades peu marquées.
Dans la mesure où ces conditions sont remplies, des dortoirs peuvent s'organiser dans les grands arbres principalement, mais aussi dans les typhas, phragmites ou phalaris, mais aussi ronces.

2) Nourriture :
Le facteur trophique est vraisemblablement le facteur limitant principal des capacités d'accueil de notre zone d'étude, toujours pour un problème de superficie insuffisante.

Ainsi, les journées d'hiver nous pouvons rencontrer dans le parc, le bosquet et les friches des espèces comme l'accenteur mouchet Prunella modularis, le pouillot véloce Phylloscopus collybita, le rougegorge, le merle noir, la grive musicienne, la sittelle, les mésanges bleues et charbonnières, le grimpereau des jardins.... Ils sont rejoints le soir par des oiseaux s'aggrègeant en dortoir pour la nuit. Ces dortoirs, souent plurispécifiques rassemblent :

Alouette lulu Lululla arborea
Etourneau sansonnet Sturnus vulgaris
Pinson des arbres Fringilla coelebs
Pinson du nord Fringilla montifringilla
Linotte mélodieuse Carduelis cannabina
Verdier d'europe Carduelis chloris
Tarin des aulnes Carduelis spinus
Serin cini Serinus serinus
Chardonneret élégant Carduelis carduelis
Bruant des roseaux Emberiza schoeniclus
Bruant jaune Emberiza citrinella
Bruant proyer Miliaria calandra

...etc.

Ce sont cependant les corneilles noires et choucas des tours qui forment ici les dortoirs les plus spectaculaires : plus de 500 corneilles s'y rassemblent tous les soirs de novembre à mars (il n'en reste qu'environ 60 le reste de l'année). Souvent avec les corneilles, les choucas subissent les mêmes variations saisonnières d'effectif, passant de 250 en hiver à 30 en été.

Bref historique pouvant expliquer la présence de la marouette ponctuée dans le secteur d'étude :

Cette ébauche rend compte des observations de Georges Janeau, François Spitz et Gilbert Valet (INRA, Lab. de la Faune Sauvage) vers la fin des années 1970. A cette époque, l'ensemble de la zone d'activité du canal à Ramonville était une dépression marécageuse extensive avec mares et prairies. De nombreux oiseaux aquatiques fréquentaient le secteur comme les poules d'eau, râles et marouettes. les prairies étaient aux époques de migration fréquentées par les bécassines, bécasses, courlis cendrés et même l'outarde canepetière. Le secteur faisait partie d'un grand ensemble prairial humide partant de Ramonville-Castanet et Labège, longeant la vallée de l'Hers mort jusqu'au delà d' Escalquens.
L'urbanisme actuel à bien changé les choses, ne laissant que çà et là des zones humides oubliées et quelques prairies toujours fréquentés par la faune sédentaire et de passage.

Voici le paragraphe consacré à la Marouette ponctuée dans le récent Atals des Oiseaux nicheurs de Midi-Pyrénées (Joachim, Bousquet & Fauré, 1997) :



Marouette ponctuée
Porzana porzana


De catégorie faunistique européenne, débordant à peine sur les plaines de Sibérie occidentale, la Marouette pontuée est très sporadique en France et tout à fait anecdotique en Midi-Pyrénées.
Deux indices "possible" sont relatifs à l'observation d'individus isolés en période possible de nidification. Ils viennent pour l'un du Tarn, gravières près de l'Agout, pour l'autre du Tarn-et-Garonne, zones humides en amont du confluent Tarn-Garonne. Un indice certain sur un bras-mort de la Garonne près de Grisolles (82) figurait déjà sur le premier atlas national des oiseaux nicheurs (Yeatman, 1976) : observation en juin 1973 d'une famille (Joachim, non publié). L'enquête de 1985 à 1989 a permis de retrouver par hasard cette espèce, non loin de la première observation, dans un autre bras-mort à Grisolles (82) : une famille en juin 1985 (Joachim, non publié).
Une observation hivernale au même endroit, près de Grisolles (82) le 27-12-1982 (Joachim, in Bousquet, 1984), dans le même bras mort que la première nidification constatée, laisse perplexe au vu du statut migrateur de l'espèce généralement reconnu ! Il est vrai que certaines populations espagnoles sont au moins partiellement sédentaires et des observations hivernales sont reportées d'Angleterre (où l'espèce ne niche pas)(Cramp et al, 1980) mais aussi des Pays-Bas et de Hongrie (Glutz et al, 1973).
En Aquitaine, l'espèce est rencontrée de façon très localisée le long de la Garonne, de l'Adour, de la basse Dordogne, la Gironde, les Landes et les marais littoraux (Boutet et Petit, 1987).



Jean JOACHIM


Références

BOUSQUET J.F. 1984.‑ Notes d'Ornithologie régionale (4). Bull. AROMP, 8 : 56-71. Museum Toulouse.
BOUTET J.Y. & PETIT P.1987,- Atlas des Oiseaux Nicheurs d'Aquitaine CROAP, Bordeaux.
CRAMP S. et al, 1980 - Handbook of the birds of Europe, the Middle-East and North Africa, vol. II, Hawks to Bustards. Oxford University Press, London. pp 555-561.
GLUTZ VON BLOTZHEIM U., BAUER M.K. & BEZZEL E., 1973 : Handbuch der Vögel Mitteleuropas, Band 5, Galliformes und Gruiformes. Akademische Verlaggesellschaft. Wiesbaden. pp 396-416
YEATMAN L. 1976,- Atlas des Oiseaux Nicheurs de France S.O.F. Paris.



N.B. remarques diverses

Le statut du Ragondin Myocastor coypus reste à définir

De même, la couleuvre à collier, comme suggeré en note sur le rapport n'est pas strictement liée aux zones humides : cette espèce développe aussi des populations viables loin de l'eau, malgré l'absence des proies habituellement connues (grenouilles...etc.).




Jean Joachim
INRA-Comportement & Ecologie
de la Faune Sauvage
Administrateur de Nature Midi-Pyrénées
Administrateur de l’Association Régionale
Ornithologique Midi-Pyrénées

samedi 1 mars 2008

Trouvés sur le site du Grand Toulouse

Arrêté déclarant d'utilité publique

Déclaration de projet

En résumé, les arguments de la partie adverse en faveur du franchissement du canal via un nouveau pont :
- allongement du trajet de 920 mètres,
- un surcoût de 300 000 euros,
- allongement du temps de trajet bus s'élevant à 30%,
- la circulation des bus est plus difficile sur le pont Giordano,
- augmentation des émissions de polluants par les automobiles,
- le tracé alternatif induirait un traffic automobile de 11 000 véhicules, ce qui entraînerait une gêne pour les labos, les étudiants et les résidents,
- reconstruction des parkings nécessaire et par conséquent, besoin d'espace supplémentaire.

Je m'arrête là pour le moment.

Le plein de docs

http://jsalva2.free.fr/LMSE/

Soutien de l'UFR SVT de l'UPS

Les profs de bio de l'UPS nous soutiennent. Et ce ne sont pas pour des raisons purement sentimentales : survie des écosystèmes, prévention de la pollution, respect des engagements politiques du Grand Toulouse.

_______________________________________________

Séance du 11 iuillet 2007

Le Conseil de I'UFR des Sciences de la Vie et de la Terre de l'université Paul Sabatier ayant pris connaissance du tracé de la LMSE (Liaison Multimodale Sud-Est) suite à l'installation de la station de métro de « Ramonville » souhaite réagir vivement à ce projet qu'il réprouve à l'unanimité.

En effet, ce tracé va avoir pour conséquences :
- une détérioration d'un site classé au patrimoine mondial de l'Humanité : le Canal du Midi,
- la destruction, sur le campus de Paul Sabatier près de I'UFR SVT, des écosystèmes
(Sentier Nature . . .) et des espèces protégées (Triton Marbré . . .) qu'ils renferment,
- une aggravation du problème du réchauffement climatique et de la pollution en favorisant une fois de plus à Toulouse le tout automobile.
C'est donc pour des raisons culturelles, scientifiques et citoyennes que le Conseil de I'LTFR SVT souhaite que la LMSE respecte les conclusions de la commission d'enquête publique demandant de ne pas créer de nouveau pont sur le canal et choisir le trajet alternatif passant par le pont « Giordano )) et redevienne ce qu'elle était dans le Plan de Déplacement Urbain voté en 2001 par le Grand Toulouse, c'est-à-dire un Transport en Commun en Site Propre (TCSP) sur Rangueil et Montaudran.

Nous appuyons les démarches entreprises par l'association Veracruz et vous demandons, Monsieur le Président, de les prendre en considération et de nous aider à préserver notre environnement.

Fait à Toulouse, le 31 août 2007

Lettre de Gilles Potier

Je viens de lire la lettre de Gilles Potier, un gars sérieux.

On peut apporter encore d'autres arguments.

Et là, je me penche en avant vers la souris pour faire un copier coller.

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Toulouse, le 28 juin 2007

Objet : Note sur l’intérêt écologique de la zone empruntée par le tracé de la LMSE, et du sentier nature de l’U.P.S. en particulier.

L’association régionale de connaissance et de protection de la nature, Nature Midi-Pyrénées, sollicitée par ses adhérents et plusieurs associations, souhaite souligner le caractère très lacunaire de l’étude d’impact du projet de la LMSE.

Il convient de noter en premier lieu que l’intérêt de cette zone ne se borne évidemment pas aux seules espèces qui l’habitent. La diversité et la qualité des boisements locaux (cf. page 28, expertise de T. Gauquelin), autant que la fonction de corridor biologique de la zone (« (…) pénétrante dans l’agglomération empruntée par de nombreux animaux (…) » page 28), appellent, nous semble t’il, une réflexion globale sur la nécessité de préserver la fonctionnalité écologique de cet ensemble unique dans Toulouse. Des zones voisines (Pouciquot …) ont en effet déjà pâti des travaux liés à la réalisation de la ligne B du métro, et vu leur fonctionnalité écologique diminuée.

En outre, sans pour autant pouvoir qualifier l’ensemble de cette zone de « zone humide » au sens strict, force est d’y constater l’existence de plusieurs milieux aquatiques ou humides d’intérêt écologique avéré, dont des mares forestières naturelles classiquement utilisées par plusieurs espèces d’amphibiens (cf. 7.2, planche 2b). Y existent aussi plusieurs pièces d’eau artificielles (bassins du sentier nature de l’UPS notamment) hébergeant également de nombreuses espèces liées à l’eau (amphibiens, odonates …).

Nous avons par ailleurs noté d’importantes omissions au chapitre « II.6. Patrimoine naturel » (page 27). Notamment, le caractère remarquablement incomplet du très bref (une page à peine !) paragraphe « II.6.2 Données floristiques et floristiques existantes » (page 27) brosse un tableau pour le moins approximatif du secteur.

Ainsi, nous y apprenons que cette zone est un cas unique en Midi-Pyrénées, voire en France, puisque qu’aucune espèce de reptile et / ou d’amphibien ne la fréquente ! ! ! Ces vertébrés supérieurs y sont en effet complètement passés sous silence …

Or, la réalité, tels que plusieurs naturalistes et moi-même avons eu l’occasion de l’observer, est très différente : cette zone, et notamment les boisements du sentier nature de l’association Veracruz et leurs environs, sont fréquentés par au moins 5 espèces d’amphibiens (dont 4 intégralement protégées par la loi française) et 5 espèces de reptiles (toutes intégralement protégées par la loi française) :
Or, la réalité, tels que plusieurs naturalistes et moi-même avons eu l’occasion de l’observer, est très différente : cette zone, et notamment les boisements du sentier nature de l’association Veracruz et leurs environs, sont fréquentés par au moins 5 espèces d’amphibiens (dont 4 intégralement protégées par la loi française) et 5 espèces de reptiles (toutes intégralement protégées par la loi française) :

Amphibiens :

Crapaud accoucheur Alytes obstetricans, Salamandre tachetée Salamandra salamandra, Triton palmé Triturus helveticus, Triton marbré Triturus marmoratus, complexe des Grenouilles « vertes » (complexe Pelophylax méridional : Grenouille de Perez Pelophylax perezi, Grenouille rieuse Pelophylax ridibunda et leur klepton la Grenouille de Graf Pelophylax kl. grafi).

Reptiles :

Lézard des murailles Podarcis muralis, Lézard vert occidental Lacerta bilineata, Couleuvre verte-et-jaune Hierophis viridiflavus, Couleuvre vipérine Natrix maura et Couleuvre à collier Natrix natrix.

Aucune de ces espèces n’ayant été citée dans l’étude d’impact, on peut émettre des doutes légitimes sur le sérieux de cette étude en matière de faune.

Un important problème se fait jour, que nous souhaitons voir débattu rapidement.

Cordialement,

Pour Nature Midi-Pyrénées,

Gilles Pottier.
Chargé d’étude Nature Midi-Pyrénées
Membre de la Société Herpétologique de France
Membre du CSRPN de Midi-Pyrénées.

mercredi 27 février 2008

Rassemblement 27/02 : impressions

Fait très choquant dans un rassemblement à but politique : je n'ai pas vu un seul journaliste et pas grand monde ne s'en est plaint. Ce n'est pas la faute au grand capital. On dirait que pas mal d'opposants au tracé actuel de la LMSE ont vendu la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Que valent les paroles, les journaux de campagne, faceaux enjeux économiques de la LMSE ?

Pourquoi sont-ils si têtus ?

Voici un avis intéressant de la part d'un ami travaillant dans le BTP.

Souvenez-vous des travaux de la route qui relie l'Union et Toulouse. Les riverains se sont plaints, les associations se sont mobilisés. Les pouvors publics ont finalement cédé et dans cette affaire le groupe Vinci a perdu 5 millions d'euros.

Il y a de fortes chances que les sociétés de travaux publics qui se chargent de la LMSE soient braquées contre les associations à cause de cette histoire. D'ailleurs mon ami n'est pas étonné de voir Tisséo ignorer l'enquête publique et le tracé alternatif. Son analyse est la suivante : "Ils ne veulent pas reperdre 5 millions donc ils se donnent les moyens de se protéger contre les associations"

Journal de Campagne de Pierre Cohen

Extrait du journal de campagne de Pierre Cohen, 4 février 2008.

"Aujourd’hui, nous parlons de la vision à long terme sur la mobilité et du transport collectif qui structure la ville et la communauté urbaine, mais aussi des problèmes créés par la suppression de lignes de bus lors de l’ouverture de la ligne B, le la liaison Saint-Martory, de notre position sur le pont sur la canal pour la LMSE à Rangueil (que je rappelle : pas de voie routière, le pont pour le transport collectif et le vélo doit être ailleurs qu’à l’emplacement prévu par Moudenc, de sorte à ne pas rompre la magnifique coulée verte qui existe à cet endroit)."

Quelle est la valeur des choses écrites dans un journal de campagne ?

mardi 26 février 2008

Rassemblement 27/02

Mercredi 27 février
de 12h à 12h30


Place du Capitole

Rassemblement pour une autre LMSE

Depuis le campus, un petit coup de métro et c'est bon !
(14min de l'Université Paul Sabatier à jean-jaurès)
Ce seront les dernières actions avant les municipales qui seront déterminantes !

Et c'est demain.

Recherche Documents Désespérément

Nous recherchons les documents officiels de la LMSE : les appels d'offre, les avis d'attribution et les plans du du tronçon Rangueil. Ce genre de document est très difficile à dénicher sur internet. Nous avons cherché en vain sur le site de la mairie, du Grand Toulouse et du gouvernement. La transparence n'est pas du tout au rendez-vous. Ces documents sont indispensables pour lutter efficacement car en ce moment, le sentiment d'avancer à l'aveuglette domine.

Si jamais quelqu'un possède ces documents, ou sait où et comment les trouver, n'hésitez pas à nous prévenir : anti.lmse@gmail.com.

Objectif

Ce blog a été crée dans le but de centraliser les informations et de faciliter la mobilisation l'organisation d'actions contre le projet de route LMSE du Grand Toulouse. La société Tisséo ne lâchera pas prise malgré l'avis de la commission d'enquête publique qui recommande le tracé alternatif proposé par des associations Toulousaines. Les élections municipales arrivent bientôt à Toulouse et nous constatons avec regret que le programme de la liste de gauche (PS, PC, Verts, PRG, MRC) ne mentionne pas le tracé alternatif de la LMSE, malgré les promesses.

Ce blog n'appartient pas à un parti politique, ni à une association.