L'auteur est un spécialiste des oiseaux. Il mentionne la présence d'une espèce rare, la marouette ponctuée.
Avifaune nicheuse1) zones humides, saulaie salix alba, typhas typha latifolia....
Grèbe castagneux
Tachybaptus ruficollisRâle d'eau
Rallus aquaticusPoule d'eau
Gallinula chloropusCanard colvert
Anas platyrhynchosMartin-pêcheur d'Europe
Alcedo atthisBouscarle de Cetti
Cettia cettiRousserolle turdoide
Acrocephalus arundinaceus2) Friches
Faisan de colchide
Phasianus colchicusBergeronnette grise
Motacilla albaBergeronnette printanière
Motacilla flavaCisticole des joncs
Cisticola juncidisHypolaïs polyglotte
Hippolais polyglottaFauvette grisette
Sylvia communisTraquet pâtre
Saxicola torquataChardonneret élégant
Carduelis carduelisLinotte mélodieuse
Carduelis cannabinaMoineau domestique
Passer domesticusMoineau friquet
Passer montanusMoineau soulcie
Petronia petroniaBruant zizi
Emberiza cirlusBruant proyer
Miliaria calandra3) Bosquet, parc
Milan noir
Milvus migransEpervier d'Europe
Accipiter nisusBuse variable
Buteo buteoFaucon crécerelle
Falco tinnunculusTourterelle turque
Streptopelia decaoctoTourterelle des Bois
Streptopelia turturPigeon ramier
Columba palumbusCoucou gris
Cuculus canorusChouette hulotte
Strix alucoHuppe fasciée
Upupa eposTorcol fourmilier
Jynx torquillaPic épeichette
Dendrocopos minorPic épeiche
Dendrocopos majorPic vert
Picus viridisLoriot d'Europe
Oriolus oriolusGeai des chênes
Garrulus glandariusPie bavarde
Pica picaCorneille noire
Corvus corone coroneChoucas des tours
Corvus monedulaGrimpereau des jardins
Certhia brachydactylaSittelle torchepot
Sitta europaeaMésange à longue queue
Aegithalos caudatusMésange charbonnière
Parus majorMésange bleue
Parus caeruleusTroglodyte mignon
Troglodytes troglodytesGobemouche gris
Muscicapa striataPouillot véloce
Phylloscopus collybitaPouillot de Bonelli
Phylloscopus bonelliRoitelet triple-bandeau
Regulus ignicapilusBouscarle de Cetti
Cettia cettiFauvette à tête noire
Sylvia atricapillaRouge Gorge
Erythacus rubeculaRossignol philoméle
Luscinia megarhynchosGrive musicienne
Turdus philomelosMerle noir
Turdus merulaEtourneau sansonnet
Sturnus vulgarisPinson des arbres
Fringilla coelebsSerin cini
Serinus serinusVerdier d'Europe
Carduelis chlorisTarin des aulnes
Carduelis spinusOn retrouve dans l'ensemble bosquet-parc une avifaune forestière classique pour la région, avifaune particulièrement bien représentée sur le plan spécifique malgré la faible superficie générale.
La proximité de l'alignement des platanes du canal du midi et des boisements résiduels des parcs et côteaux environnants expliquent cela, dans la mesure où quelques haies connectant la zone de Pouciquot au voisinage restent utilisables.
Nicheurs en difficulté ou fortement gènés avec l'élimination actuelle de la mare :Grébe castagneux
Poule d'eau
Râle d'eau
Marouette ponctuée
Rousserole turdoïde.
Bouscarle de Cetti
MigrateursLa situation privilégiée de la zone d'étude a permis au cours des 10 derniéres années de contacter plus de 120 espèces. (La liste régionale comprend 310 espèces pour les 20 dernières années).
La migration de printemps est moins spectaculaire que la migration post nuptiale. Elle est surtout marquée par la présence et le stationnement important de nombreux pouillots fitis, véloce, de Bonelli et même siffleur, fauvettes à tête noire, hypolaïs, rougequeue à front blanc, gobemouche noir et gobemouche gris ...etc de mi avril à mi juin.
Les espèces suivantes sont observées réguliérement :
Bondrée apivore
Pernis apivorusMilan noir
Milvus migransFaucon pélerin
Falco peregrinusHirondelle de cheminée
Hirundo rusticaPipit des arbres
Anthus trivialisBergeronnette grise
Motacilla albaGorgebleue à miroir
Luscinia svecicaPhragmite des joncs
Acrocephalus choenobaenusFauvette des jardins
Sylvia borinMésange à moustaches
Panurus biarmicusMésange rémiz
Remiz pendulinusMoineau soulcie
Petronia petroniaHivernageDeux conditions déterminent le stationnement et le statut des oiseaux fréquentant la zone de Pouciquot en hiver :
1) Tranquillité :
Elle nécessite une certaine superficie (distance de fuite) et des activités humaines modérées : absence de chasse, pêche, promenades peu marquées.
Dans la mesure où ces conditions sont remplies, des dortoirs peuvent s'organiser dans les grands arbres principalement, mais aussi dans les typhas, phragmites ou phalaris, mais aussi ronces.
2) Nourriture :
Le facteur trophique est vraisemblablement le facteur limitant principal des capacités d'accueil de notre zone d'étude, toujours pour un problème de superficie insuffisante.
Ainsi, les journées d'hiver nous pouvons rencontrer dans le parc, le bosquet et les friches des espèces comme l'accenteur mouchet
Prunella modularis, le pouillot véloce
Phylloscopus collybita, le rougegorge, le merle noir, la grive musicienne, la sittelle, les mésanges bleues et charbonnières, le grimpereau des jardins.... Ils sont rejoints le soir par des oiseaux s'aggrègeant en dortoir pour la nuit. Ces dortoirs, souent plurispécifiques rassemblent :
Alouette lulu
Lululla arboreaEtourneau sansonnet
Sturnus vulgarisPinson des arbres
Fringilla coelebsPinson du nord
Fringilla montifringillaLinotte mélodieuse
Carduelis cannabinaVerdier d'europe
Carduelis chlorisTarin des aulnes
Carduelis spinusSerin cini
Serinus serinusChardonneret élégant
Carduelis carduelisBruant des roseaux
Emberiza schoeniclusBruant jaune
Emberiza citrinellaBruant proyer
Miliaria calandra...etc.
Ce sont cependant les corneilles noires et choucas des tours qui forment ici les dortoirs les plus spectaculaires : plus de 500 corneilles s'y rassemblent tous les soirs de novembre à mars (il n'en reste qu'environ 60 le reste de l'année). Souvent avec les corneilles, les choucas subissent les mêmes variations saisonnières d'effectif, passant de 250 en hiver à 30 en été.
Bref historique pouvant expliquer la présence de la marouette ponctuée dans le secteur d'étude : Cette ébauche rend compte des observations de Georges Janeau, François Spitz et Gilbert Valet (INRA, Lab. de la Faune Sauvage) vers la fin des années 1970. A cette époque, l'ensemble de la zone d'activité du canal à Ramonville était une dépression marécageuse extensive avec mares et prairies. De nombreux oiseaux aquatiques fréquentaient le secteur comme les poules d'eau, râles et marouettes. les prairies étaient aux époques de migration fréquentées par les bécassines, bécasses, courlis cendrés et même l'outarde canepetière. Le secteur faisait partie d'un grand ensemble prairial humide partant de Ramonville-Castanet et Labège, longeant la vallée de l'Hers mort jusqu'au delà d' Escalquens.
L'urbanisme actuel à bien changé les choses, ne laissant que çà et là des zones humides oubliées et quelques prairies toujours fréquentés par la faune sédentaire et de passage.
Voici le paragraphe consacré à la Marouette ponctuée dans le récent Atals des Oiseaux nicheurs de Midi-Pyrénées (Joachim, Bousquet & Fauré, 1997) :
Marouette ponctuéePorzana porzanaDe catégorie faunistique européenne, débordant à peine sur les plaines de Sibérie occidentale, la Marouette pontuée est très sporadique en France et tout à fait anecdotique en Midi-Pyrénées.
Deux indices "possible" sont relatifs à l'observation d'individus isolés en période possible de nidification. Ils viennent pour l'un du Tarn, gravières près de l'Agout, pour l'autre du Tarn-et-Garonne, zones humides en amont du confluent Tarn-Garonne. Un indice certain sur un bras-mort de la Garonne près de Grisolles (82) figurait déjà sur le premier atlas national des oiseaux nicheurs (Yeatman, 1976) : observation en juin 1973 d'une famille (Joachim, non publié). L'enquête de 1985 à 1989 a permis de retrouver par hasa

rd cette espèce, non loin de la première observation, dans un autre bras-mort à Grisolles (82) : une famille en juin 1985 (Joachim, non publié).
Une observation hivernale au même endroit, près de Grisolles (82) le 27-12-1982 (Joachim, in Bousquet, 1984), dans le même bras mort que la première nidification constatée, laisse perplexe au vu du statut migrateur de l'espèce généralement reconnu ! Il est vrai que certaines populations espagnoles sont au moins partiellement sédentaires et des observations hivernales sont reportées d'Angleterre (où l'espèce ne niche pas)(Cramp et al, 1980) mais aussi des Pays-Bas et de Hongrie (Glutz et al, 1973).
En Aquitaine, l'espèce est rencontrée de façon très localisée le long de la Garonne, de l'Adour, de la basse Dordogne, la Gironde, les Landes et les marais littoraux (Boutet et Petit, 1987).
Jean JOACHIM
Références
BOUSQUET J.F. 1984.‑ Notes d'Ornithologie régionale (4).
Bull. AROMP, 8 : 56-71. Museum Toulouse.
BOUTET J.Y. & PETIT P.1987,- Atlas des Oiseaux Nicheurs d'Aquitaine CROAP, Bordeaux.
CRAMP S.
et al, 1980 - Handbook of the birds of Europe, the Middle-East and North Africa, vol. II, Hawks to Bustards. Oxford University Press, London. pp 555-561.
GLUTZ VON BLOTZHEIM U., BAUER M.K. & BEZZEL E., 1973 : Handbuch der Vögel Mitteleuropas, Band 5, Galliformes und Gruiformes. Akademische Verlaggesellschaft. Wiesbaden. pp 396-416
YEATMAN L. 1976,- Atlas des Oiseaux Nicheurs de France S.O.F. Paris.
N.B. remarques diverses Le statut du Ragondin Myocastor coypus reste à définir
De même, la couleuvre à collier, comme suggeré en note sur le rapport
n'est pas strictement liée aux zones humides : cette espèce développe aussi des populations viables loin de l'eau, malgré l'absence des proies habituellement connues (grenouilles...etc.).